Qui n’aime pas les patates ? 60% des français en cuisinent une fois par semaine. Cependant, la production de ce féculent emblématique n’est pas sans défis, notamment en ce qui concerne les pesticides. La pomme de terre est la 3e culture la plus traitée après la pomme et la pêche (Atlas des pesticides, 2023). Les produits phytosanitaires les plus utilisés sur les pommes de terre varient en fonction des ravageurs et des maladies qui menacent les cultures dans une région donnée, mais ce sont les fongicides qui ont la plus haute fréquence d’utilisation.
Les anti-germinatifs, également appelés inhibiteurs de la germination, sont des produits chimiques utilisés pour empêcher les pommes de terre de germer après la récolte. Ils sont appliqués pour prolonger la durée de conservation des pommes de terre, évitant ainsi qu’elles ne deviennent molles ou ne développent des germes. Les anti-germinatifs couramment utilisés comprennent le chlorprophame (CIPC), le mécoprop-P, le diflufenican et le clofénilanil. Miam ! Ces produits chimiques agissent en inhibant la croissance des bourgeons sur les tubercules de pommes de terre. Cependant, l’utilisation d’anti-germinatifs a suscité des préoccupations en matière de sécurité alimentaire. Des résidus d’anti-germinatifs peuvent persister sur les pommes de terre, et leur consommation peut présenter des risques pour la santé humaine.
En agriculture biologique, l’utilisation d’anti-germinatif est interdite. La conservation des pommes de terres en bio se fait principalement grâce à un stockage à basse température ou en atmosphère contrôlée – contrôle de l’humidité, la composition de l’air (notamment le taux d’oxygène et de dioxyde de carbone), et la température dans les entrepôts de stockage.
Alors, ça vous a donné la patate pour consommer de la pomme de terre bio ?
