Chers gourmands, préparez-vous : le chocolat, notre petit carré de bonheur, traverse une crise digne d’un scénario pas très funcky. Les cours du cacao explosent, et notre cher chocolat pourrait bientôt coûter bonbon. Alors, qu’est-ce qui se passe ?
La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui fournissent ensemble près de 60 % du cacao mondial, font face à des défis énormes. En 2024, on estime ainsi à 423 000 tonnes le manque de cacao sur le marché, soit 8% de la production mondiale habituelle. Ce déficit est dû à 3 années de mauvaises récoltes, marquées par des conditions climatiques compliquées et des maladies des cacaoyers. Les stocks de cacao fondent comme neige au soleil, et les spéculateurs s’en donnent à cœur joie, poussant les prix encore plus haut. Les fabricants craignent un fort impact sur le consommateur final. Ça c’est pour la partie bad news.
Et sinon, comme vous le savez, on aime sensibiliser aux vertus de l’agriculture biologique. Donc côté chocolat, quelle est la différence entre un chocolat biologique et un chocolat conventionnel ? Voici les grandes différences :
Moins de pesticides, plus de naturel : en bio, aucun pesticide de synthèse n’est autorisé. Les cacaoyers sont cultivés de manière plus respectueuse de l’environnement. En conventionnel, c’est un peu « open bar » côté chimie. Les cacaoyers, souvent malmenés, reçoivent des traitements pour survivre aux maladies et aux insectes.
Un soutien pour les producteurs : dans la filière bio, les coopératives et les producteurs locaux reçoivent souvent des prix plus équitables, avec un minimum garanti. Le modèle bio favorise les petits producteurs et leur permet de mieux résister aux chocs du marché. En conventionnel, malheureusement, beaucoup de producteurs restent à la merci des fluctuations des cours mondiaux et des exigences parfois écrasantes des grands groupes.
Moins d’additifs, plus de pur cacao : un chocolat bio, c’est souvent un chocolat sans additifs inutiles, sans lécithine de soja ni de vanilline artificielle. Le goût est plus brut, plus authentique. En conventionnel, ces additifs sont monnaie courante, pour standardiser le goût et faciliter la production en masse.
Face à cette crise, le chocolat devient un produit presque de luxe. Tant qu’à payer plus cher, ne vaudrait-il pas mieux investir dans un chocolat plus propre ? Il est peut-être temps de le savourer avec plus de conscience, de choisir des acteurs qui respectent le travail des producteurs et la terre qui nous nourrit.
